Le bout de l'île et quelques projets de publications
Le bout de l'île, le roman de la préadolescence de Gaby, est le premier ouvrage que je publie en tant qu'auteur indépendant ou, si vous préférez, en tant qu'écrivain autoédité — mais se définir comme indépendant donne une meilleure image que autoédité dans l'esprit des gens, et l'image, vous savez…

En ce moment, il s'avère uniquement disponible sur Amazon en version papier et numérique ainsi qu'en version numérique sur Bookelis. À compter de septembre, la diffusion en sera étendue à toutes les plateformes, soit Kobo, Les Libraires du Québec, Apple Books, etc. Pourquoi seulement en septembre ? Parce que je préfère que l'été suive son cours… Si tout va bien, trois ouvrages seront disponibles cet automne — (entre parenthèses, les années d'écriture et de révision des textes) :
- Le bout de l'île / roman (2009-2026)
- Le sourire d'Hélène / nouvelles (2011-2026)
- Le bus a raté la dame / nouvelles (2017-2026)
Et deux autres recueils de nouvelles suivront dans les prochains mois :
- La poubelle / nouvelles (2019, 2026)
- Je ne bégaie pas quand j'écris / nouvelles (2024-2027)
Dans les prochaines semaines, j'ajouterai un page Publications à ce site qui réunira les informations pour ces ouvrages. J'attends de récupérer mon nom de domaine pour le faire. Sinon, vous pouvez lire le quatrième du bout de l'île sur les deux plateformes suivantes :
- Amazon en versions papier et numériques : Amazon.ca
- Bookelis en version numérique, et uniquement à librairie de la plateforme pour le moment : Bookelis.com
Je sais que la plupart des abonnés de ce blogue ont lu Le bout de l'île depuis longtemps puisque les trois quarts sont des amis et connaissances. Certes, le roman que j'ai mis en ligne plus tôt ce mois-ci est la deuxième édition, même s'il s'agit de la troisième dans les faits. En 2009, dans les débuts d'ÉLP éditeur, une première version — exclusivement papier — a été publiée. Imprimée en 300 exemplaires, je dois avouer, à ma grande surprise, qu'elle s'est rapidement écoulée. Puis, quand ÉLP s'est transformé en éditeur 100% numérique en 2011, des exemplaires ont trouvé preneurs assez régulièrement, notamment dans les marchés publics auxquels j'ai participé. Dans cette deuxième édition, des formulations ont été refaites, puis des fautes corrigées — il en reste toujours ! —, mais dans l'ensemble il s'agit d'une révision mineure. Aussi, ce billet n'a pas pour but de vous vendre quoi que ce soit, rassurez-vous, mais simplement de vous informer de mon accession au statut envié d'écrivain indépendant…
En 2009, j'avais soumis le manuscrit du bout de l'île à quelques maisons d'édition, même si un spécialiste en création littéraire, enseignant à l'Université de Montréal, qui lui-même pratiquait l'autoédition, me l'avait déconseillé. De la vingtaine d'éditeurs ayant reçu mon roman, très peu ont pris la peine de me répondre. Quelques uns l'ont fait, tout de même, même si leurs réponses tiennent en un paragraphe de quatre ou cinq lignes :
Boréal : "Étant donné le grand nombre de manuscrits que nous recevons et compte tenu des contraintes très strictes que nous devons respecter quant au nombre d'ouvrages que nous pouvons faire paraître chaque année, nous sommes dans l'obligation de choisir en priorité des textes qui rejoignent plus immédiatement la sensibilité des membres de notre comité de lecture."
Québec-Amérique : "Malheureusement, votre ouvrage ne répond pas à certains de nos critères éditoriaux. En effet, malgré une écriture dont la maîtrise a été jugée satisfaisante, le comité de pré-sélection ne trouve pas dans votre texte l'originalité recherchée dans le traitement de la thématique."
Septentrion : "Votre texte, malgré un style maîtrisé, reste toujours au niveau anecdotique."
Triptyque : "Le comité de lecture a trouvé que votre chronique, sympathique au demeurant, manquait d'un élément dramatique susceptible d'intéresser un lecteur de fiction."
Quatre réponses sur vingt, donc un taux de réponse de vingt pour cent. Au lieu de m'apitoyer sur mon sort, j'ai estimé qu'il y avait des éléments positifs dans ces refus : le style. Le chargé de cours en création littéraire avait raison : je ne connaissais personne, je n'étais pas du milieu, l'enveloppe subventionnaire ne permettait pas aux éditeurs de publier beaucoup d'ouvrages, etc. Le fait est que Le bout de l'île ne se démarquait pas suffisamment pour qu'on ait envie de le publier. J'ai accepté ce verdict sans problème, mais je n'ai plus jamais envoyé de manuscrits à des éditeurs par la suite. Quant aux éditeurs qui n'ont même pas pris la peine d'envoyer un accusé de réception, sous prétexte qu'ils croulent sous les manuscrits — la rengaine habituelle des éditeurs —, ils n'ont droit qu'à mon mépris.
Au moins, il y avait le style et, en littérature, comme le disaient Céline et, plus près de moi, mon ami écrivain Michel Lefebvre, le style, c'est tout ce qui compte.
Je n'ai jamais cessé d'écrire, notamment des textes courts. Et je remercie de tout cœur ceux et celles qui prennent le temps de me lire. Quand on sait que l'immense majorité des livres littéraires vendus au Québec atteint à peine les cent exemplaires, je me considère très satisfait...
Pour information, demain, samedi le 18 juillet 2026, j'animerai une table au Marché public de Pointe-aux-Trembles, de 10 à 16 heures, en compagnie de Thierry Noiret et de Jean-Pierre Asselin de Beauville. Si d'aventure vous passez au quai Saint-Jean-Baptiste, nous serons en face de la buvette et, surtout, en face du grand fleuve…
Daniel Ducharme : 2026-07-17